Aujourd’hui dans cette vidéo je voudrais vous expliquer les différences entre balle Takané et balle de préhension.
Cette vidéo a été enregistrée à la belle saison à Lyon dans le parc Sergent Blandan (pour celles et ceux qui reconnaitraient ;).
La balle Takané pour les jambes
La balle Takané va servir à faire travailler les jambes de votre enfant et lui faire prendre conscience de ses appuis dorsaux. Elle va être suspendue au niveau de ses pieds, et pas au niveau de son visage.
La balle de préhension pour les mains
La balle de préhension est conçue sur le même modèle mais beaucoup plus petite, pour faire travailler les mains, la coordination oeil-mains, et renforcer les poignets du bébé puisqu’il va la faire passer d’une main à l’autre. Une autre choses intéressante sur cette balle plus petite : elle ne va pas rouler très loin quand il va la faire tomber, ce qui fait que votre enfant ne sera pas frustré pour aller la chercher et la récupérer. Sur celle que je vous présente dans la vidéo j’ai ajouté un petit grelot 🙂
Mes petits conseils
Soyez vigilant.e.s sur le choix du tissu, prenez de préférence un tissu bio avec des imprimés qui ne soient pas toxiques. Et pensez à renforcer toutes les coutures, parce que quand vous allez la bourrer avec de la ouate, il ne faudrait pas qu’il y en ait qui s’échappe… car votre bébé va vraiment la porter beaucoup et très souvent à la bouche.
Fabriquer votre balle de préhension
Pour la fabriquer c’est exactement le même principe et les mêmes étapes que pour la balle Takané. Au lieu de prendre 20 cm de diamètre pour vos disques, vous en prenez 15. Un petit truc pour vous aider : pour la balle Takané j’ai pris comme « dimension » une assiette à dessert, et pour la balle de préhension une tasse à café. Malheureusement vous n’allez pas gagner de temps pour la fabrication de la petite balle par rapport à la grosse, cela prend autant de temps. Le plus long étant aussi le rembourrage (vous pouvez utiliser une baguette chinoise pour vous aider 😉 Et petit avantage, si vous fabriquez vous-même votre balle, vous comprendrez mieux pourquoi elle a cette forme-là : pour que le bébé puisse l’attraper dans tous les sens !
Il faudra bien entendu laver votre balle à la machine de temps en temps, c’est important pour l’hygiène.
Quand présenter la balle de préhension à votre bébé ?
Oui, j’ai oublié de le dire : vous allez présenter la balle de préhension a1 votre bébé à partir de 3 mois, et jusqu’à ses 5 mois. À 3 mois, le geste c’est le fameux « grapping », et donc il pourra attraper la balle très facilement et s’amuser avec. Il ne s’en lassera pas, croyez-moi 🙂
Avant de commencer, juste un petit mot : la première fois que j’ai fabriqué ma balle c’était pour la présenter à l’examen lors de ma formation, et je vous avoue que c’était une vraie prise de tête pour la confectionner, une fois arrivée à l’étape 4 à savoir l’assemblage des 3 bout de tissus (2 triangles et 1 forme ballon de rugby) pour réaliser le cône ??.
Mon petit conseil afin de vous éviter cette galère, au moment de l’assemblage, positionnez bien vos 3 formes aux extrémités, essayez de bien obtenir une pointe au final car pour l’assemblage des cônes ensuite se sera plus facile de les coudre ensemble. N’hésitez pas à placer des épingles si vous n’êtes pas à l’aise avec la couture.
Bon allez c’est parti !
1ère étape
Coupez 6 cercles dans le tissu uni, et 3 dans le tissu à motifs. Vous obtenez donc 9 disques.
2ème étape
Coupez chaque disque de tissu en 4. Vous obtenez 36 triangles.
3ème étape
Coupez chaque triangle de tissu à motifs en forme de ballon de rugby. Vous obtenez 12 formes.
Pour obtenir vos formes, pliez les extrémités de votre triangle et coupez tout ce qui dépasse.
4ème étape – l’étape galère 😉
Assemblez 2 formes triangle avec 1 forme ballon de rugby pour créer 1 cône. Pensez à laisser une ouverture pour rembourrer plus tard les cônes avec de la ouate (Prévoyez 1h pour finir toutes les coutures. Je sais c’est un peu long, mais quelle satisfaction une fois la balle cousue ?). Vous obtenez 12 cônes.
5ème étape
Remplissez les 12 cônes de ouate. Vous obtenez donc ceci :
6ème étape
Assemblez par les extrémités 3 cônes.
7ème et dernière étape
Assemblez les 4 formes pour obtenir le résultat final : votre balle Takané ! Il ne vous reste plus qu’à faire glisser votre ruban de satin à la balle et la suspendre.
J’espère que mes étapes en images vous ont parues assez claires. Si ce n’est pas suffisant, vous pourrez trouver plusieurs tutos sympas sur le net. Attention toutefois à ne pas confondre la balle Takané avec la balle de préhension ! C’est une erreur courante et j’y reviendrai dans mon prochain billet de ce blog. A bientôt !
Aujourd’hui je vous propose de fabriquer votre balle Takané. Honnêtement mesdames (messieurs ?;), même si vous n’êtes pas adeptes de la couture, vous verrez elle est franchement simple à réaliser. Il vous faudra seulement vous armer de patience. En effet, je ne vous cache pas qu’elle est un chouïa longue en temps de préparation (1h d’assemblage à peu près). Mais bon j’ai confiance en vous, vous allez y arriver.
Et c’est parti ?
C’est quoi une balle Takané ?
La balle Takané qu’est-ce donc ? Comme son nom l’indique, la balle Takané est une balle à qui Monsieur Takané a donné son nom – il a aussi créé la rampe Takané. Elle est légère, en tissu, et composée de 12 coussinets fermes et moelleux. Attention à ne pas confondre avec la balle de préhension, j’y reviendrai d’ailleurs dans un prochain billet de ce blog. Ici, il s’agit d’une balle de suspension de 20 cm de diamètre. Elle sera placée uniquement dans le coin d’éveil et motricité. Suspendue avec un ruban de satin de 2m et rattaché à une équerre que vous fixerez au dessus du miroir (si vous avez aménagé un environnement Montessori « typique » pour votre bébé) ou à votre plafond.
Les avantages de la balle Takané
Elle permet la musculation des jambes de bébé.
Elle permet la prise de conscience des appuis dorsaux de bébé .
Elle permet l’introductiondes mouvements dans l’espace.
Mes recommandations
Accrocher solidement la balle suspendue à un ruban à quelques centimètres des jambes de bébé.
Penser à laver la balle régulièrement !
Choisir 2 tissus différents : l’un uni et l’autre à motifs
Choisir des textures différentes (velours, satin, coton 100 %…)
Choisir pour le rembourrage de la ouate bio
Choisir une assiette de 20 cm de diamètre pour dessiner la forme
Choisir un ruban en satin assez large et 2 m de longueur à sorti à la couleur du tissu uni.
Des matériels Montessori pour tous les bébés
J’attache beaucoup d’importance à la qualité de nos matériels Montessori, oui, mais aussi à la « démocratisation » de cette pédagogie : tous les enfants, et en l’occurrence tous les bébés, devraient pouvoir en bénéficier quels que soient les ressources de leurs parents (et parfois juste de leur maman). J’étais très heureuse (et fière !) quand j’ai réussi il y a deux ans, à équiper presque entièrement une crèche Montessori en Tunisie avec un budget riquiqui de 700€ ! Budget largement financé par les appels aux dons auxquels vous aviez largement répondu 🙂 Cela m’avait demandé de nombreuses heures à fouiner partout, mais le résultat valait le coup !
Pour les parisien.ne.s, mes petits tuyaux
Vous trouverez au Marché St Pierre à Paris face au Sacré Cœur (c’est un magasin de tissus assez connu) un grand choix de tissus vendu au mètre. Mon conseil, allez d’abord jeter un œil au bac à tissus vendu à la coupe, il se trouve au bas des escaliers. Ils sont beaucoup moins chers et vous pouvez très bien trouver du tissus imprimés Liberty, du satin, du velours et même 100 % coton? Pour les autres fournitures telles que le ruban en satin et les grelots, je vous conseille la petite mercerie sur le trottoir face au Marché St Pierre. Elle est moins chère que dans le magasin de tissus.
Allez, on se retrousse les manches et hop hop hop à vos machines à coudre maintenant ?
Je vous souhaite à toutes et à tous (on ne sait jamais 😉 de bons moments de couture.
Ce post s’adresse en priorité à toutes celles et ceux qui vont avoir ou qui ont un nouveau né (mais pas que). Il s’adresse également à toutes celles et ceux qui sont à la recherche d’un cadeau de naissance originale, un cadeau d’anniversaire, où tout simplement pour le plaisir d’offrir.
Le Topponcino, quézaco ?
Le Topponcino est un petit matelas pour bébé de forme ovale de 68 X 38 centimètres. Vous pourrez l’utiliser dès la naissance. Vous pourrez l’utilisez lors de l’allaitement et/ou pendant que vous donnerez le biberon. Le topponcino peut également être posé dans le couffin/ou lit de votre bébé. Cela est très pratique lorsque votre bébé s’endort dessus, ainsi il y a moins de risque qu’il ne se réveille au moment où vous poserez votre bébé dans son lit.
Les avantages du Topponcino
Il garde la chaleur du corps, votre bébé reste ainsi en contact permanent avec son matelas au moment où celui-ci est passé des bras de maman à ceux de mamie, de tata, de papa, de la cousine, grand frères etc… ., c’est une grande source de sécurité pour votre bébé.
Il garde les odeurs, ce petit cocon douillet où bébé se blottira, s’imprègnera de votre odeur ainsi que la sienne. Même si l’invité le prendra dans ses bras avec le matelas, votre bébé se sentira en sécurité grâce à l’odeur qui lui sera familière, à savoir la votre et la sienne.
Il rassure celui qui va porter votre bébé, certains membres de l’entourage familiale et autres, ne sont pas à l’aise avec les nouveaux nés. Ce petit matelas, le topponcino donc, permettra de mettre en confiance celui qui portera votre bébé en toute sécurité.
Il maintient le corps, les nouveaux nés, apprécie particulièrement de se sentir maintenu. Ils retrouvent ainsi l’environnement étroit de votre utérus. Cette proximité le sécurise une fois de plus. Sans oublier que la petite tête de bébé est très bien maintenue.
Mes recommandations
Choisir autant que faire se peut un coton 100 % bio pour les 2 housse extérieure/intérieure.
Choisir un molleton bio. Voici un lien pour l’achat de tissus bio : biotissus.com
Alors serez-vous adepte du Topponcino ? ? Hop hop hop à vos machines à coudre maintenant ?
Mode d’emploi
Tracez un rectangle ABCD tel que AB = 30 et BC = 37 cm soit M le milieu de AD. Placez la pointe d’un compas sur M et tracez l’arc de cercle passant par AD. Idem avec le côté BC. L’imprimer sur 6 pages A4 que vous positionnerez comme ci-dessus.
Je suis ravie de vous retrouver pour la 3ème partie sur le thème de la motricité fine.
Dans cette dernière partie, je vous ai fait une petite sélection d’objets favorisant le travail de la motricité fine à chaque stade du développement de votre enfant.
Par la suite, je vous prépare un post sur la fabrication d’un kit Montessori 0-3 ans. il s’adressera à toutes celles qui attendent un bébé mais pas que, il s’adressera aussi aux personnes cherchant à offrir un cadeau originale pour une naissance, Noël et anniversaire.
Pour le moment, je vous laisse parcourir ma sélection des objets pour le travail de la motricité fine.
Des objets de la naissance à 12 mois
Hochet grelotBalle Takané – Anneau – Grelot sur rubanHochets à perlesBalle de préhensionDifférents hochetsBallesAnneau sur tige Fisher-PriceAnneau sur tigeAnneaux sur tige Anneau sur tigeAnneau sur tige
Des objets et activités de 12 à 24 mois
Boîtes d’encastrement Boîtes avec ballePuzzles géométriquesConteneursVisser / DévisserBoîte à jetonsPuzzlePerles à enfilerDécouper et coller du papierTrier
Comme convenu, on se retrouve pour la deuxième partie sur le thème de la motricité fine.
Quels objets proposer à mon bébé aux différents stades de son développement ?
Je trouve qu’il est important de proposer aux bébés des objets réalisés dans des matières nobles tels que le bois, le métal, le tissu. Ne vous limitez pas aux objets en plastique que l’on trouve partout dans le commerce. Ceux en plastique sont souvent moins chers que ceux en bois mais si vous décidez de les fabriquer vous-même, vous verrez que cela vous reviendra encore moins cher. Vous apporterez bien plus à votre enfant en matière de découvertes sensorielles.
Par exemple, le hochet à grelots métalliques permet à l’enfant d’enregistrer différentes informations enrichissantes pour son développement : les différents goûts, les différentes matières plus ou moins dures ou douces au toucher, les différentes températures, et le bruit du grelot qui augmente lorsqu’il est secoué fortement et qui diminue lorsqu’il est secoué légèrement ainsi que l’absence de son lorsqu’il est dans la bouche.
Dès la naissance, vous pouvez proposer à votre bébé un petit hochet à petits grelots qui stimulera sa motricité. Il va inciter bébé à se tourner pour l’attraper ainsi qu’à faire bouger sa main pour entendre le son produit. Son acuité auditive sera également stimulée. Placez le hochet dans sa main, votre bébé la fermera par réflexe dit « grasping ». Lorsque votre bébé aura déjà quelques mois, vous pourrez le placer près de lui sur le tapis d’éveil, dans son champ de vision pour lui permettre de diriger sa main et de l’attraper. Vous lui donnerez ainsi l’opportunité de découvrir les possibilités de sa main qui est l’outil le plus précieux de l’Homme.
Dès 3 mois, vous pourrez proposer à bébé le grelot sur ruban. Lorsque votre bébé est couché sur le dos au sol sur un tapis, de façon à ce qu’il puisse bouger ses bras et diriger ses mains comme il le souhaite, accrochez le grelot solidement au-dessus de votre enfant, soit grâce à une équerre fixée au mur, ou par un crochet fixé au plafond. Votre bébé doit pouvoir s’exercer à l’attraper. L’intérêt du grelot et que votre enfant, en essayant de l’attraper, va le faire tinter. Il travaillera sa concentration, sa coordination œil-main et son acuité auditive.
Dès 4 mois et plus. Vous pourrez le présenter à votre bébé lorsqu’il est dans un moment d’éveil, en position allongée sur le dos ou sur le ventre. Il participe au développement de la coordination œil-main. Placez-le près de votre bébé de telle manière qu’il puisse le voir et l’attraper en se tournant.
Vers 5 mois, on lui proposera d’autres objets afin de lui faire travailler la motricité fine, coordination oeil-main droite et gauche, tel que : les disques en bois enlacés, le hochet cylindre, le hochet perles de préhension en forme de bracelet, la balle de préhension…
Autour de 5 à 12 mois, lorsque bébé commence à ramper, puis lorsqu’il acquiert (pas pour tous 😉 le 4 pattes, et enfin la marche, il travaille toujours sa motricité fine. Proposez lui des objets tel que : des balles de différentes tailles et textures. Celles-ci doivent rouler mais pas trop vite. Elles vont susciter l’intérêt de votre bébé qui va se déplacer en faisant des efforts pour les attraper.
Vers 6 mois, proposez lui des objets tel que : des hochets sur tige, tel que des maracas, le hochet Dolio (tige en bois avec petits grelots), la balles protéiforme (balle en caoutchouc avec des protubérance agréable au touché et qui fait un léger bruit lorsque bébé appuis dessus).
Vers 8-10 mois et dès la position assise, proposez à votre bébé des objets tel que : les différents anneaux sur bases mobiles (par exemple, le modèle Fisher Price est bien adapté car sa tige et ses anneaux sont larges). Ensuite vous passerez aux anneaux sur tiges en bases stables (le travail sur les anneaux en bases stables est plus difficile que sur les anneaux en bases mobiles, cela demande à l’enfant un travail de raffinement de son geste). Proposez lui des objets tel que : l’anneau sur base stable de différentes dimensions 3 max par ordre croissant.
Vers 9- 12 mois. Votre enfant travaillera sa coordination oculo-motrice, sa collaboration des deux mains, son raffinement du geste moteur, le travail de la prise opposée (pouce opposé des autres doigts) puis la prise distale (c’est-à-dire du bout des doigts à l’opposé de la prise palmaire) ici votre enfant passe d’une prise à 4 doigts à une prise à 3 doigts. Proposez lui des objets tel que : les 4 éllipsoïdes sur tiges, les objets avec containers (coquetier, cylindre, cubiques), les différentes boîtes à encastrement, les anneaux sur tiges verticales, la boîte à cheville, les différents puzzles 3 formes géométriques (carré, cercle, triangle). Ici votre enfant travaille le raffinement du mouvement.
À 14-15 mois, votre enfant travaillera la collaboration des 2 mains, la coordination oculomotrice, la prise opposée (prise distale, prise du bout des doigts). Proposez lui des objets tel que : les disques sur tige horizontale (la tige droite en premier ensuite la tige ondulé car plus difficile) la boîte à bascule 3 tiroirs, la boîte à couvercle à bascule avec balle, la planche à encastrement avec balle, sont des objets parfait à cet âge.
À 18 mois, proposez lui des objets tel que : la boîtes à jetons. Travail du raffinement du mouvement, développement du sens de l’observation et de la concentration.
À 24 mois, votre enfant travaillera toujours la motricité fine mais aussi : le travail des 2 mains, le raffinement du mouvement, la précision du geste, la concentration, la construction de l’esprit mathématique, la construction de l’intelligence, le développement de la volonté, le développement du sens de l’observation, l’autonomie, et bien évidemment l’estime de soi, la confiance en soi et l’épanouissement. Proposez lui des objets tel que : la boîte à jetons, couper du papier, coller du papier, enfiler des perles, trier, coudre, ouvrir et fermer différentes formes de boîtes avec différents fermetures, ouvrir et fermer différents loquets..
Ouf ! Cela fait vraiment beaucoup d’informations. Mais j’imagine que vous ne serez pas concerné.e.s par toutes ces informations en même temps 😉
On se retrouve prochainement pour la 3ème et dernière partie en images.
Bonjour ! Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de la motricité fine aux différents stades de développement de votre enfant, et des objets à lui proposer. Je vous ai préparé 3 parties.
1er partie : la motricité fine en 4 points-clefs.
2ème partie : quels objets proposer aux différents stades de développement de votre enfant ?
3ème partie : les objets en images.
Dans cette première partie, nous allons examiner les 4 points-clefs de la motricité fine. Lorsque l’on parle de motricité fine, bien souvent on a l’image d’enfants installés autour d’une table découpant, collant du papier, enfilent des perles et autres activités graphiques ». Avant tout, qu’est-ce que motricité fine veut bien vouloir dire et comment évolue-t-elle ?
Qu’est ce que la motricité fine ?
La motricité c’est l’ensemble des fonctions qui permettent le contrôle de ses mouvements. Elle concerne les mouvements précis qui sollicitent les petits muscles et notamment ceux de la main et des doigts. Saisir un objet, le lancer, porter un objet à sa bouche mais aussi découper ou dessiner font partie de ces mouvements fins.
Comment évolue-t-elle ?
On parle ici d’évolution car comme pour la motricité globale, l’âge d’acquisition des différentes étapes varie d’un enfant à l’autre. Là encore chacun son rythme ! Ce qui ne varie pas c’est l’ordre dans lequel ces étapes se mettent en place. L’acquisition d’un geste, quel qu’il soit, dépend de deux grands facteurs :
A- L’équipement neurobiologique de l’enfant : maturation cérébrale et capacités perceptives et cognitives.
B- L’environnement et les stimulations que reçoit l’enfant. (C’est pourquoi il existe tant de différences entre deux enfants du même âge).
L’évolution se fera toujours dans le même sens car elle obéit à une loi neurologique : la loi proximo-distale. En clair, cela signifie que l’évolution du tonus et donc le contrôle du geste se fera toujours du centre du corps vers la périphérie. Ainsi l’épaule sera contrôlée avant la main et la hanche avant le pied. Le bébé contrôlera en premier ses bras, puis ses mains, puis ses doigts.
Parmi les capacités perceptives nécessaires à l’acquisition d’un geste, l’une des plus essentielles dans le développement de la motricité fine, c’est la vision. C’est parce que l’enfant perçoit l’objet dans son champ de vision qu’il cherche à diriger son geste vers lui.
Quelles sont les différentes étapes de la motricité fine ?
Avant de pouvoir saisir intentionnellement un objet, le nouveau-né est dans une motricité réflexe. Il n’a donc aucun contrôle sur celle-ci. Un nourrisson qui vous agrippe votre doigt ne signifie pas qu’il est content de vous avoir à ses côtés (même s’il l’est vraiment) c’est le reflexe de grasping qui s’exprime. Après 3 mois, ce réflexe va disparaitre au profit d’un réflexe de contact puis la préhension deviendra volontaire. Cette préhension va ensuite prendre différentes formes avant d’arriver à la fameuse « pince pouce-index ».
• Au départ, le bébé n’utilise qu’une seule main. Il parviendra ensuite (vers 5 mois à peu près) à faire passer un objet d’une main à l’autre pour enfin parvenir à utiliser ses deux mains. (à partir de 6 mois)
• Cette préhension sera d’abord cubito-palmaire (on dit que l’enfant ratisse) puis digito-palmaire (les doigts se replient en crochet vers la paume) et enfin radio-digitale (avec le pouce qui se détache des autres doigts). La pince pouce index terminera cette évolution aux environs de 9 mois.
• Le lâcher, quant à lui, deviendra intentionnel une fois cette préhension installée.
• Ensuite arrive ce qu’on appelle la latéralisation (entre 2 et 4 ans) c’est-à-dire l’utilisation préférentielle d’une main pour ses manipulations.
Quel rôle a l’adulte dans son évolution ?
L’environnement est essentiel dans la mise en place de ces différentes étapes. Le rôle de l’adulte est donc multiple.
• Il vous faudra mettre à disposition de l’enfant des objets adaptés à ses capacités. Inutile par exemple de proposer des « méga blocs » à un enfant qui ne maîtrise pas la coordination bi-manuelle.
Bon à savoir : Le bébé est un petit explorateur. Dans les premiers mois, le bébé explore le monde avec sa bouche ! À 3 mois, il commence à attraper et tenir bien fermement dans ses petites mains ce qui passe à sa portée. Proposez-lui de petits hochets. Il va faire des découvertes grâce à tous ses sens. Il jette un objet et écoute le bruit qu’il fait en tombant, il secoue et regarde l’effet produit, il laisse rouler et l’objet disparaît de son champ de vision, c’est comme cela qu’il comprend comment le monde fonctionne.
Voilà c’est la fin de la première partie. On se retrouve prochainement pour la 2ème partie. Je vous parlerai des différents objets à proposer à votre bébé aux différents stades de son développement.
Ce qui est beau dans la plupart des présentations Montessori, c’est que vous pouvez personnaliser la façon dont vous les présentez, selon votre propre compréhension. La façon dont vous commencez est très importante car si vous pouvez susciter l’intérêt de l’enfant dès le début, le travail de suivi qu’il fera après la présentation sera exactement ce qu’il faut pour qu’il saisisse pleinement le concept.
Chaque présentation doit être amusante
Et ce que nous avons appris de Greg, c’est que chaque présentation doit être amusante pour les enfants. Même si vous vous concentrez sur des concepts qui sont considérés comme ennuyeux dans l’enseignement traditionnel, si vous trouvez un moyen de les rendre attrayants pour les enfants et qu’ils rient un peu pendant la présentation, vous êtes sur la bonne voie.
Je n’ai pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où nous avons fait tomber nos affaires par terre, parce que nous riions trop pendant les présentations de Greg. C’est pourquoi, en préparation de nos examens, nous avons tous essayé de trouver toutes sortes de façons amusantes de présenter nos présentations – pour qu’elles correspondent à notre personnalité.
Un triangle comme un être vivant
Par exemple, en présentant les parties d’un triangle en géométrie, j’ai essayé de représenter le triangle comme une chose vivante qui a ses propres parties. Comme les êtres humains ont des bras, des jambes, des yeux, des oreilles et un nez, notre ami, le triangle, a ses propres parties : côtés, angles, sommets, etc. Pour la base, j’ai essayé de mettre l’accent sur le fait que n’importe quel côté du triangle peut être une base, alors j’ai dit aux enfants que lorsqu’un des côtés en avait assez d’être une base et de soutenir tout le triangle, il passait la tâche à un autre côté : « Hé, toi, joli petit côté là, assis sur mon dos et ne faisant rien, mon service est terminé, c’est ton tour !
Mais, si vous pensez que vous n’avez absolument rien en commun avec un triangle, essayez de penser aux quadrilatères (le losange, le parallélogramme, le cerf-volant, le carré, le rectangle, le trapèze). Outre le fait qu’ils ont aussi leurs propres parties, ils ont même un « arbre généalogique » comme vous et moi ; et leur ancêtre est le quadrilatère commun.
Et comme c’est amusant lorsque les enfants commencent à découvrir par eux-mêmes la relation entre tous les quadrilatères, ce qu’ils ont en commun et ce qui les différencie.
L’humour est essentiel avec les enfants
Il existe de nombreuses façons amusantes d’introduire les concepts de géométrie aux enfants, et nous serons à jamais reconnaissants à notre formateur, Greg, de nous avoir appris à « faire preuve d’humour pour sortir de chaque situation ». Il nous a toujours dit que le sens de l’humour est essentiel dans le travail avec les enfants. Vous devez toujours rire avec eux et vous devez apprendre à rire même de vous-même de temps en temps. Parce que nous sommes tous humains et nous ferons des erreurs, nous bavarderons et nous oublierons des choses. Et au lieu de s’inquiéter ou de se mettre en colère, il vaut toujours mieux s’en sortir en plaisantant.
Une chose que je n’oublierai jamais de ma formation Montessori 6-12 ans, c’est le moment où tout s’est connecté et où, soudain, tout a pris un sens. Je peux honnêtement dire qu’au début, certains des concepts, qui m’avaient déjà donné du fil à retordre même au lycée, étaient assez difficiles à saisir pour moi.
Au début, je n’aimais pas beaucoup les histoires. J’avais l’habitude de dire : « Je suis un écrivain, je peux écrire des histoires. Mais je ne suis pas un conteur, je ne susciterai jamais l’intérêt des enfants en leur racontant des histoires que je peux à peine comprendre moi-même ». Et pour moi, le Grand Récit de la venue de la vie sur la Terre était comme un grand point d’interrogation.
Attendre pour mieux comprendre
Ne vous méprenez pas, quand Greg a raconté l’histoire, au début, j’étais fascinée. Mais après avoir lu l’histoire moi-même, certaines choses n’étaient pas très claires. Je ne pouvais pas comprendre les lois de chaque personnage de l’histoire, parce que mes connaissances en sciences étaient proches de zéro. J’ai donc mis cela de côté pendant un certain temps.
Mais on ne peut pas remettre quelque chose à plus tard pour toujours, surtout quand les examens sont proches et qu’il faut comprendre tous les concepts, afin d’obtenir ce qu’est vraiment « l’éducation cosmique » et d’être capable de présenter n’importe quel chapitre, n’importe quelle histoire, n’importe quelle présentation dans n’importe quel album.
Soudain, tout a pris sens !
Je me souviens comment, deux jours de suite, je me suis tenue debout devant mon bureau, avec l’album de biologie ouvert devant moi, dessinant des croquis et soulignant tout ce qui me semblait utile pour éclairer mon esprit. Et alors que je me frappais la tête avec le dos d’un crayon, cela a soudain pris un sens. Je crois que j’étais en train de lire l’Histoire de la vie pour la cinquième fois de suite, quand elle m’a pris par surprise ! Tout d’un coup, tout a pris un sens. Toutes les lois, le dialogue entre les éléments inanimés de la terre. Enfin, je pouvais les imaginer en train de faire toutes ces choses et j’ai compris pourquoi ils prononçaient ces mots.
Comprendre aussi le message caché
Et non seulement cela, mais j’ai aussi compris le message caché. Oui, l’histoire était destinée aux enfants afin qu’ils comprennent comment la vie est apparue sur notre planète et pourquoi. Mais elle leur a aussi montré que lorsqu’on est confronté à un problème, il vaut mieux essayer de trouver la meilleure solution pour régler ce problème plutôt que de chercher quelqu’un à blâmer.
Les erreurs se produisent, les problèmes apparaissent. Le monde n’est pas parfait, mais si les enfants comprennent dès leur plus jeune âge que « quand il y a de la volonté, il y a un moyen », ils peuvent réellement devenir les agents cosmiques dont parle Maria Montessori. Ils apprendront à apprécier, servir et sauver la nature et ils feront de ce monde un endroit meilleur.
Pour moi, le moment où tout est devenu clair dans ma tête a été très important, car j’ai réalisé que c’est aussi ce qui se passe avec les enfants lorsqu’ils commencent à voir les liens. C’est comme si un voile était levé et que vous pouviez tout voir clairement. Vous comprenez comment tout cela fonctionne et vous souhaitez apporter votre propre contribution au monde dans lequel vous vivez.
Et c’est là notre principal objectif : encourager et guider les enfants à « guérir le monde ».
J’ai découvert ma passion pour l’écriture après avoir terminé le lycée. C’est alors que j’ai créé mon propre blog et que j’ai commencé à partager mes pensées profondes et personnelles avec une petite communauté de lecteurs. À l’université, j’ai étudié le journalisme et la façon dont vous pouvez offrir des informations à votre public, en touchant leur esprit et en manipulant leurs sentiments avec vos mots.
Mais c’est seulement après la fin de la formation Montessori élémentaire et l’entrée dans le style des cours de langue, que j’ai réalisé que le développement de son propre style d’écriture peut commencer dès le plus jeune âge, en utilisant toutes les connaissances acquises en matière de vocabulaire et de grammaire.
Une écriture plus créative
J’ai compris que l’écriture créative ne consiste pas seulement à être d’humeur à écrire, à avoir une idée et à la développer en utilisant son vocabulaire. Ou du moins pas tout le temps. Mais c’est aussi lié aux techniques et aux compétences d’écriture créative. Et l’étude de la grammaire joue un rôle important dans le développement de votre propre style. En analysant le texte d’un autre auteur et en découvrant quel temps il utilise et pourquoi, s’il choisit une humeur active ou passive, comment il choisit les adjectifs et les adverbes et pour quelle raison, vous disposez d’un modèle et c’est à vous d’utiliser la même technique ou d’inventer la vôtre.
De plus, en comparant les styles d’écriture de deux auteurs différents, les enfants comprennent l’importance de l’authenticité, de développer votre style personnel en fonction de votre propre personnalité et de ne pas être un imitateur.
Imaginer différents styles d’écriture
Ce que je trouve étonnant dans les présentations de style et d’écriture créative, c’est le fait que vous ayez toujours une discussion avec les enfants et que vous essayez de découvrir leur point de vue. Un autre aspect est de leur permettre d’utiliser leur outil le plus important – leur imagination – pour trouver différents styles pour raconter le même événement (« comme un biologiste », « comme un romancier », « comme un auteur pour enfants »).
Et l’imagination de l’enfant du deuxième plan n’a pas de limite. Si, en tant qu’adulte, vous pouvez penser à 4 ou 5 styles d’écriture de la même chose, ils trouveront le sixième, le septième et même huit styles différents et ils s’amuseront beaucoup à le faire.
Et après avoir écrit dans tous ces styles, ils peuvent faire une autre chose amusante. Ils peuvent discuter des techniques utilisées, du choix des mots et de la longueur de leurs phrases dans chaque cas.
Je ne sais pas si cette partie de mon album linguistique m’enthousiasme, parce que j’ai « un truc » pour l’écriture ou que c’est en fait très excitant pour tout le monde, mais j’ai hâte de retourner dans ma classe et d’expérimenter toutes ces présentations sur mes enfants. Je ne peux qu’espérer que mon enthousiasme suscitera l’intérêt pour eux et que l’écriture créative deviendra une activité amusante pour tout le monde.
Comme le dirait Greg, il y a beaucoup d’autres histoires intéressantes dans mon album de langues, mais ce sont des histoires pour un autre jour.