Mettez de la couleur dans votre vie !

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’une activité que certain.e.s d’entre vous connaitront bien, mais d’autres pas du tout, ou en auront une image biaisée. Il ‘s’agit de la peinture libre, une activité reine pour les enfants de 2-3 ans (et plus), qui vous permettra de mettre de la couleur dans votre journée.

Les multiples avantages de la peinture libre

La peinture libre peut paraître un peu simpliste comme façon de procéder, toutefois, sachez que les bénéfices pour votre enfant sont vraiment impressionnants, et découlent les uns des autres :

Il s’amuse en mariant les couleurs, il laisse libre cours à son imagination

Il stimule sa créativité

Il exprime sa personnalité

Il prend confiance en lui car lui seul est à l’origine de sa création

Il développe ses capacités d’autonomie et son esprit d’initiative.

Toujours encouragé par Maria Montessori, un truc qui fonctionne très bien avec les plus petits, c’est la peinture à la main, et plus précisément au doigt. Outre tous les avantages cités plus haut, elle permet à votre enfant de développer son sens du toucher grâce au contact avec la matière, en plus, pour une fois que vous allez dire à votre enfant qu’il a le droit de s’en mettre plein les doigts, il ne va pas s’en priver. ?

Préparez votre activité

Installez sur une table (préalablement protégée) :

Un support pour peindre (carton, papier, pierres … À vous de décider)

Une palette de peinture un ou deux pinceaux un pot avec de l’eau.

Invitez votre enfant à s’asseoir. Et… c’est tout. Laissez le dessiner, peindre, colorie,  bref s’exprimer ! Vous pouvez même vous y mettre aussi.?

Faire de l’éveil à la peinture un moment on ne peut plus récréatif, c’est essentiel. Laisser à votre enfant la liberté de s’exprimer, attention toutefois à ne pas laisser l’activité dégénérer car la peinture, aussi ludique qu’elle soit, peut parfois entraîner quelques dégâts.?

Expliquez l’activité et… observez !

Alors, pour éviter que votre enfant ne transforme ses vêtements, le canapé ou ta table du salon en support pour s’exprimer, pensez à prendre quelques précautions comme :

– Expliquez les limites avant de commencer
– Couvrez les meubles et accessoires à proximité
– Équipez votre enfant d’un tablier
– Laissez à proximité de quoi essuyer rapidement les petits débordements de gouache.

Et la règle la plus importante de toutes et la plus évidente, même si parfois on la néglige : restez à proximité (autant que possible) et contentez-vous d’observer et de répondre aux éventuelles questions de votre enfant.

Les bénéfices de l’activité

Allez, je reprends mon vocabulaire Montessori, que vous connaissez maintenant. Le but direct est l’éveil aux arts visuels, et plus particulièrement la peinture. Le but indirect : cette activité est un excellent moyen d’encourager votre enfant à faire preuve de curiosité, à exprimer ses émotions, à développer son sens créatif, à développer au mieux ses capacités intellectuelles et sensorielles et à utiliser l’imaginaire comme moyen d’expression.

Sur le plan psychique, l’art permet au cerveau de votre enfant de se développer plus rapidement. Sur le plan psychomoteur, en dessinant, peignant, modelant, votre enfant va pouvoir : mieux coordonner ses mouvements physiques, améliorer sa motricité fine, favoriser les compétences liées à l’écriture.

Par ailleurs, dès le plus jeune âge d’un enfant, les couleurs jouent un rôle important. Les tout-petits s’en servent bien souvent comme référence pour identifier un élément. Ils prennent alors conscience de leur environnement: le vert symbole de la nature, le jaune celui du soleil et le bleu le ciel etc…

Au-delà de ça, la couleur contribue également au développement des capacités sensorielles et émotionnelles de chaque enfant. Votre enfant stimulera son sens de l’interprétation. La peinture présente l’avantage de pouvoir marier les couleurs, les associer, sans restriction. Votre enfant va pouvoir s’en donner à cœur joie et des préférences vont se faire sentir. C’est le début de la création de sa propre identité et personnalité.

Stimuler sa créativité

L’art a un pouvoir énorme : il invite son public à développer son imaginaire, et ça, chez les enfants, c’est une compétence à ne pas négliger, car elle stimule une autre compétence clé : la créativité.

L’art comme support au développement du cerveau et à la gestion des émotions

Entre l’observation, l’interprétation et l’imagination, le cerveau de votre enfant est sans arrêt en ébullition. Par ailleurs, ce sont les deux côtés de ce dernier qui sont stimulés : le rationnel et l’émotionnel. En effet, l’art amène d’abord à une réflexion cartésienne et logique, mais celle-ci est vite rattrapée par les compétences du cerveau droit : l’intuition, la créativité et l’affectif.

Enfin, la peinture a un autre avantage : elle permet de se libérer de ses émotions en les exprimant de manière artistique. Elle peut servir d’exutoire pour votre enfant et l’aider à canaliser des trop-pleins d’émotions qui le submergent parfois.C’est d’ailleurs un bienfait qui présente un intérêt aussi bien pour les petits que pour les grands enfants comme nous ?

Si avec tous ces arguments je ne vous ai pas convaincu.e.s…

Voici en images des créations des petits artistes en herbe que j’avais eu dans ma classe. ?

L’importance du travail de la main dans les apprentissages

La main, reflet du cerveau

Maria Montessori dit que l’enfant a BESOIN de toucher les objets pour se développer : elle parle de « mouvements constructeurs ». Elle ajoute que ces mouvements constructeurs sont dictés par la vie mentale de l’enfant : quand il se met en mouvement, il sait par avance ce qu’il veut faire.

Et ce qu’il veut faire, il l’a déjà vu faire par l’adulte, et notamment les activités des tâches quotidienne.

Exemples :  

–          laver et essuyer la vaisselle

–          laver le linge

–          balayer, se servir de la serpillière

–          éplucher, couper, presser, piler

–          se laver les mains, s’habiller, se moucher, se peigner

–          visser dévisser, cirer, ouvrir et fermer des flacons différents etc…

Respecter le développement de votre enfant

Cependant, beaucoup de parents ont une envie irrépressible de faire à la place de leurs enfants sous prétexte que celui-ci risque de casser, d’abîmer, de se blesser…  Il existe bien là un conflit entre les besoins vitaux de mouvements manuels de l’enfant et celui du parent qui fait à sa place, et donc concrètement l’empêche de le faire lui-même. Interdire le travail de la main des jeunes enfants, c’est réprimer leur croissance.

La main est un organe de structure complexe, qui permet à l’intelligence de se manifester et à l’humain d’établir une relation avec son environnement. Il prend possession de l’environnement avec ses mains en le transformant à l’aide de son intelligence. 

À partir de ça, on peut prendre en considération,  pour examiner le développement psychique de l’enfant, l’origine des deux expressions du mouvement que l’on pourrait qualifier  d’ « intellectuelles » : l’apparition du langage et le commencement de l’activité des mains qui aspire au travail.

Mettre à disposition du travail pour l’enfant

Pour apprendre à se servir de ses petites mains pour exercer un travail, l’enfant à besoin d’objets extérieurs à manipuler. Autrement dit, il faut qu’il trouve dans l’environnement des « motifs d’activités ». Bien souvent tous les objets qui entourent l’enfant sont la propriété de l’adulte, destiné à son propre usage. Ce sont des objets qui lui sont interdits. L’interdiction de toucher impact fortement le sujet vital du développement de l’enfant.

Si l’enfant touche les objets, il est soit puni, soit grondé par l’adulte. Or, l’enfant ne se meut pas par hasard. Il construit les coordinations nécessaires à l’organisation de ses mouvements, guidé par son égo, qui le dirige depuis l’intérieur (le moi intérieur).

Montrer avec des gestes lents

Le travail du renforcement du poignet et la coordination oeil-main est nécessaire au bon développement de l’enfant. Montrez-lui comment se servir de tel ou tel objet en les manipulant avec des gestes lents afin que celui-ci puisse s’en imprégner. Vous pourrez constater par vous-même combien l’enfant prend plaisir et avec un grand intérêt à exécuter les gestes de ses mains avec une profonde concentration. N’oubliez pas, l’enfant aime vous imiter. Par ailleurs, un autre rappel utile : les objets doivent être adaptés à la taille et la force de l’enfant. 

Voici en images des petites mains au travail, photos prises dans différentes ambiances Montessori où j’ai travaillé. ?

Si un tout-petit pouvait parler…

Cet article est originellement signé d’Ignace Mulliez, membre du comité de rédaction (Extrait du Fonds documentaire du CNMN et de L’Enfant et la Vie – Années 1969 -70- 71). 

Le nouveau-né

Maman vient de me déposer doucement dans mon berceau. J’ouvre les yeux de temps en temps et je peux voir tout ce qui se passe… C’est fort nouveau et donc très intéressant…

Après mon petit corps, c’est maintenant, mon esprit que je dois construire. Pour cela, j’ai besoin de liberté pour mes yeux et mes oreilles. Et même pour mes bras et jambes. Beaucoup de mes malheureux collèges de promo sont coincés au plus profond d’un berceau aux parois hautes et aveugles… Devront-ils attendre 5 ou 6 mois pour sortir de cette prison et savoir ce qui se passe ? C’est bien simple, leur esprit n’est nourri que des bruits qui leur parviennent, d’ailleurs mal : ils y répondent naturellement en criant comme des lycéens, autant pour se distraire que pour obtenir des sorties temporaires accompagnées, bien-sûr de gronderies désagréables.

J’ai un berceau ‘panoramique’… Merci et bravo maman. Tu seras d’ailleurs plus tranquille car j’y reste plus volontiers même quand je ne dors pas.
Cette lumière qui remplit mes yeux, c’est plutôt brutal ; maman clôt légèrement les rideaux bleus, pour que je puisse ouvrir mes yeux plus grands.

Tout m’amuse et je gazouille en digérant mon dernier casse-croûte et en attendant le suivant. Alors, tandis que je tête, maman me dit des tas de mots jolis qui sont pour moi l’aide la plus précieuse que l’on peut me donner pour que je construise mon langage. 

J’ai quinze mois ou guère plus

Des mots, j’en connais des tas, je les repère au passage lorsque maman les met en phrases.
J’ai ma table de toilette à moi. J’y range mon gant de toilette, bien ajusté à ma main et un peu serré au poignet : je peux ainsi frotter ma frimousse sans qu’il m’échappe quand j’y passe un petit bout de savon.

J’ai mon miroir : c’est utile pour savoir qui on est déjà, et si on est bien peigné ; maman, elle, ne peut y voir que de ses pieds à ses genoux à peu près. Mais elle en a un autre, de son âge où je ne vois rien, sauf quand elle me porte. Je deviens vraiment un peu lourd pour elle. Et moi, cela m’embête d’être porté, j’ai des jambes après tout.

J’ai aussi un vrai verre à dent, une vraie brosse et du dentifrice dont je fais parfois des sottises, mais j’ai tout ce qu’il faut pour nettoyer, lorsque j’ai versé un peu d’eau à terre, j’essuie cela avec ma serpillère. Quand je me rince les dents et que j’avale l’eau elle n’en fait pas un drame. Elle m’explique et je crache gentiment.

Au début, elle m’aide, mais je préfère faire tout seul. Tout ! Etc. etc. etc.

Merci ou « dis merci » ?

« Merci ».

Un petit mot qui sourit quand il est dit tout simplement, avec spontanéité, pour une petite chose. Un petit mot qui chante à l’oreille, et qui sait si bien chanter au cœur quand il exprime un sentiment. Mais s’il faut le quémander, en faire un réflexe conditionné, il perd sa gratuité, et celui qui donne devient celui qui veut recevoir. S’il n’est plus que le vernis d’une politesse il se dessèche et perd son essence. « Oui », c’est un petit mot fragile… 

Une petite fille de 2 ans aidait sa maman avec joie. Elle prenait les objets achetés, les donnait à sa maman qui les donnait à l’épicière, qui en tapait le prix et les mettait dans le sac de la dame. C’était gentil, mais tout allait se gâter lors de la cérémonie du bonbon ; en effet, cette commerçante avait l’habitude d’en donner aux enfants. Elle présenta donc ce bonbon à la fillette qui l’eût pris si la dame ne l’eût tenu fermement entre ses doigts. C’est alors que les : ‘Qu’est-ce qu’on dit ?’ – ‘Dis merci’, apparurent. La petite fille était tiraillée entre le regard foudroyant de sa mère, celui buté de la marchande et ce fameux bonbon.
Et la mère de se lamenter : – « Ah celle-là ! la voilà qui fait sa tête », « Têtue va ».
La petite fille si joyeuse tout à l’heure, avait pris un regard fermé.
Pourquoi ce refus ?
L’enfant était peut-être intimidée… On l’avait mise de mauvaise humeur avec cette insistance. Et, après-tout, lui avait-on dit merci, tout à l’heure quand elle tendait si gentiment les objets à sa maman, Non.
La maman avait l’air désolée : les autres disent merci, pas sa fille et pourtant elle avait le sentiment de l’élever en lui faisant dire merci. Elle l’avait giflée et eue tout à fait bonne conscience de lui avoir donné une bonne leçon. Quant à la marchande, elle avait rangé le bonbon !
La prochaine fois, elle dira merci. Oui, peut-être, mais quel merci ?!

Un enfant peut-il dire merci sans qu’on lui dise « dis merci ! » ?

Je connais un enfant à qui l’on ne dit pas cela et pourtant, il dit « merci » toute la journée ; et chaque « merci » est un petit rayon de soleil pour nous, adultes. Il a presque trois ans. Lorsqu’il commençait à parler, ce fut une découverte. Il sortait la vaisselle de l’armoire tandis que sa maman mettait le couvert. Elle lui disait « merci » pour chaque objet qu’il tendait : Un couteau : « Merci » ; une assiette : « Merci » ; un verre : « Merci.
Le petit inversa les rôles, et dit « merci » en tendant l’objet, par imitation sans doute. Il ne comprenait pas, mais il aimait ce jeu. Il disait : « – Viens, maman, on va dire merci ». Et si le décor changeait, la scène restait immuable.
Petit à petit, le jeu devint plus pensé. Avec intelligence l’enfant n’inversa plus, il tint bien son rôle, puis disait à sa mère : « maman, change, je veux dire « merci ». La maman tendait alors les objets à l’enfant, qui disait : « merci ». Ainsi l’embryon du merci était né. Il restait à passer de ce stade au stade ‘moral’, c’est-à-dire à celui du cœur. Cela se fit doucement, sans bruit ni éclat, comme se font les choses importantes. Seule, la maman fit cette découverte. Personne sans doute ne vit la différence. Mais cette maman là eut la joie de constater, au regard de son enfant, que le vrai merci était bien celui-là. 

Pourquoi l’autre maman n’aurait-elle pas cette joie, elle aussi, avec sa petite fille ?

Bien souvent nous nous privons de choses bien douces. C’est si merveilleux, lorsque l’on sait attendre, de voir une petite violette pousser dans un bois parce qu’elle a tout ce qu’il lui faut. Mais si elle est enfermée dans une serre et que l’on intervient à grand renfort d’engrais, elle poussera, bien-sûr, et même plus vite. Mais aura-t-elle la fraicheur, le parfum, la vigueur de celle des bois ? C’est là toute la différence.
Dans notre cas du « merci », si la maman avait toujours dit « merci » à sa petite fille, il n’y aurait aucune raison pour que sa fille ne le dise pas ; mais elle a brusqué son enfant. Les : « dis merci » sont tel l’engrais. Le merci sera forcé, ‘poussé’, comme l’on dit en culture ou en élevage, et il ne deviendra pas avant longtemps le « merci » du cœur. Il en est ainsi de nos enfants. La scène de l’épicerie, et d’autres aussi peut être, sont gravées dans le cerveau de l’enfant comme le sont toutes nos actions envers lui, plus profondément même, si l’enfant est plus jeune. Soyons le bon terrain des bois. Il est discret, fort, c’est lui qui fait vivre.

Adieu les :« dis merci ».
« Merci », tout court.

Anne Motte, membre du comité de rédaction (Fonds documentaire du CNMN et de L’Enfant et la Vie – Années 1969 -70- 71).

Les cadres d’habillage (partie 2)

La liste des fournitures à vous procurer pour fabriquer le cadre en bois :

  • 2 longs tasseaux de 2 mètres (1 carré et 1 en forme de cylindre de 1,4 de diamètre)
  • Du papier de verre (pour poncer les extrémités)
  • 1 perceuse à mèches bois de 3 et 5mn
  • 1 clou style Ikéa
  • 1 marteau 
  • 16 vis de 3 mn
  • 1 pince
  • 1 tournevis cruciforme
  • 1 scie

Chez Casto y’a tout ce qui faut, même la scie est a disposition si toutefois vous n’avez pas ça à la maison.

Allez on se lance pour fabriquer le cadre en bois ?

  1. Sciez les tasseaux carrés en sections de 25 cm de long et les cylindres en sections de 23 cm.
  2. Poncez les extrémités. 
  3. Sur les extrémités de vos tasseaux carrés, faites vos repères pour percer avec la mèche de 3 mn sur toute la longueur.
  4. Puis sur vos formes cylindriques, percez 2 mm de profondeur avec la mèche de 5 mm dans le sens inverse de l’aiguille. Ainsi vous obtiendrez une vis bien alignée avec la surface du bois.
  5. Avant de visser, clouez un peu votre clou dans votre forme cylindrique ainsi vous pourrez visser facilement. Vous obtenez une forme de u. 
  6. Dernière étape, avant d’assemblez le dernier tasseaux en forme carré, ne vissez pas complètement les 2 dernières vis car vous allez devoir dévisser pour enfiler les 2 pans de tissus. Autre solution pour assembler les 4 bouts de bois et pour ne pas se retrouver avec un carré tordu, vous pouvez utiliser de la colle à bois ultra forte, et ensuite fixer solidement à l’aide d’une visse les 4 extrémités.

Maintenant à vous de jouer pour la couture !

Les cadres d’habillage (partie 1)

Bonjour à vous tou.te.s,

J’espère que vous avez apprécié la vidéo sur la balle Takané et la balle de préhension. C’était ma première, et j’étais assez stressée. Mais j’ai bien aimé l’exercice, donc je pense qu’il y en aura d’autres à l’avenir.

Aujourd’hui je vous propose de fabriquer vos cadres d’habillage. En plus de la couture, vous aurez un chouïa de bricolage pour créer votre cadre. Pas d’inquiétude, il va s’agir ici de fixer 4 bout de bois ensemble ?.

Mais avant tout, voici quelques explications de l’intérêt des cadres d’habillage. 

Un cadre d’habillage, c’est quoi ?

Ici il s’agit d’un modèle de cadre en bois 25 X 25 cm sur lequel on va trouver 2 pans de tissu et un système d’attache tel que, la fermeture éclair, les gros boutons, les pressions, et les scratchs. Nous ne sommes plus avec les bébés cette fois ! Ici cela concerne la tranche d’âge des 2- 3 ans.

Les cadres d’habillage font partis des exercices du matériel de la vie pratique de la pédagogie Montessori, et notamment ceux du soin de la personne. Chaque cadre va isoler une technique d’habillage.

À partir de quel âge présenter les cadres d’habillage ?

Vous présenterez les cadres à votre enfant à partir de 2 ans. Le premier, sera la fermeture éclair non séparable, comme celui que l’on retrouve sur une jupe. Ensuite le cadre des gros boutons, celui des boutons pressions, et pour finir le cadre à scratch. 

Quels sont les buts de ce matériel ?

Dans la pédagogie Montessori in utilise le vocabulaire de « but direct », qui est ce à quoi sert directement le matériel, et le « but indirect », qui est tout ce que le matériel permet chez l’enfant. Donc désolée, même si cela fait un peu jargon, je vais reprendre ces termes.

Les buts directs : 

Et bien tout simplement, zipper, boutonner, scratcher..

Les buts indirects : 

Accompagner votre l’enfant dans l’acquisition de sa motricité fine et pour renforcer son autonomie. Ces cadres vont lui permettre de développer des compétences dans des tâches de sa vie quotidienne. Le cadre servira de support fixe pour qu’il puisse s’entrainer à différents systèmes d’ouvertures et de fermetures qu’il retrouvera sur ses vêtements (boutons, fermeture éclair, scratch…). Du coup vous me direz pourquoi ne pas simplement lui donner des habits et lui demander de s’habiller seul ? Je vous répondrai en toute humilité, que le cadre d’habillage est d’une part plus facile à manipuler et, d’autre part, il ne présente aucun autre intérêt que celui de s’entrainer tandis que les vêtements présentent aussi l’intérêt de s’habiller ce qui peut générer du stress chez l’enfant. Ces cadres serviront de support, votre l’enfant va perfectionner des gestes précis et minutieux à acquérir pour lui permettre de devenir capable d’ouvrir et fermer des scratch par exemple. Il apprendra par lui-même à s’habiller et se déshabiller seul, et pour le coup devenir autonome dans son quotidien.

Et maintenant place à la démo ?

Balle Takané et balle de préhension

Aujourd’hui dans cette vidéo je voudrais vous expliquer les différences entre balle Takané et balle de préhension.

Cette vidéo a été enregistrée à la belle saison à Lyon dans le parc Sergent Blandan (pour celles et ceux qui reconnaitraient ;).

La balle Takané pour les jambes

La balle Takané va servir à faire travailler les jambes de votre enfant et lui faire prendre conscience de ses appuis dorsaux. Elle va être suspendue au niveau de ses pieds, et pas au niveau de son visage.

La balle de préhension pour les mains

La balle de préhension est conçue sur le même modèle mais beaucoup plus petite, pour faire travailler les mains, la coordination oeil-mains, et renforcer les poignets du bébé puisqu’il va la faire passer d’une main à l’autre. Une autre choses intéressante sur cette balle plus petite : elle ne va pas rouler très loin quand il va la faire tomber, ce qui fait que votre enfant ne sera pas frustré pour aller la chercher et la récupérer. Sur celle que je vous présente dans la vidéo j’ai ajouté un petit grelot 🙂

Mes petits conseils

Soyez vigilant.e.s sur le choix du tissu, prenez de préférence un tissu bio avec des imprimés qui ne soient pas toxiques. Et pensez à renforcer toutes les coutures, parce que quand vous allez la bourrer avec de la ouate, il ne faudrait pas qu’il y en ait qui s’échappe… car votre bébé va vraiment la porter beaucoup et très souvent à la bouche.

Fabriquer votre balle de préhension

Pour la fabriquer c’est exactement le même principe et les mêmes étapes que pour la balle Takané. Au lieu de prendre 20 cm de diamètre pour vos disques, vous en prenez 15. Un petit truc pour vous aider : pour la balle Takané j’ai pris comme « dimension » une assiette à dessert, et pour la balle de préhension une tasse à café. Malheureusement vous n’allez pas gagner de temps pour la fabrication de la petite balle par rapport à la grosse, cela prend autant de temps. Le plus long étant aussi le rembourrage (vous pouvez utiliser une baguette chinoise pour vous aider 😉 Et petit avantage, si vous fabriquez vous-même votre balle, vous comprendrez mieux pourquoi elle a cette forme-là : pour que le bébé puisse l’attraper dans tous les sens !

Il faudra bien entendu laver votre balle à la machine de temps en temps, c’est important pour l’hygiène.

Quand présenter la balle de préhension à votre bébé ?

Oui, j’ai oublié de le dire : vous allez présenter la balle de préhension a1 votre bébé à partir de 3 mois, et jusqu’à ses 5 mois. À 3 mois, le geste c’est le fameux « grapping », et donc il pourra attraper la balle très facilement et s’amuser avec. Il ne s’en lassera pas, croyez-moi 🙂

La motricité fine (partie 3)

Je suis ravie de vous retrouver pour la 3ème  partie sur le thème de la motricité fine. 

Dans cette dernière partie, je vous ai fait une petite sélection d’objets favorisant le travail de la motricité fine à chaque stade du développement de votre enfant.

Par la suite, je vous prépare un post sur la fabrication d’un kit Montessori 0-3 ans. il s’adressera à toutes celles qui attendent un bébé mais pas que, il s’adressera aussi aux personnes cherchant à offrir un cadeau originale pour une naissance, Noël et anniversaire. 

Pour le moment, je vous laisse parcourir ma sélection des objets pour le travail de la motricité fine. 

Des objets de la naissance à 12 mois

Hochet grelot
Balle Takané – Anneau – Grelot sur ruban
Hochets à perles
Balle de préhension
Différents hochets
Balles
Anneau sur tige Fisher-Price
Anneau sur tige
Anneaux sur tige
Anneau sur tige
Anneau sur tige

Des objets et activités de 12 à 24 mois

Boîtes d’encastrement
Boîtes avec balle
Puzzles géométriques
Conteneurs
Visser / Dévisser
Boîte à jetons
Puzzle
Perles à enfiler
Découper et coller du papier
Trier

La motricité fine (partie 2)

Comme convenu, on se retrouve pour la deuxième partie sur le thème de la motricité fine.

Quels objets proposer à mon bébé aux différents stades de son développement ?

 Je trouve qu’il est important de proposer aux bébés des objets réalisés dans des matières nobles tels que le bois, le métal, le tissu. Ne vous limitez pas aux objets en plastique que l’on trouve partout dans le commerce. Ceux en plastique sont souvent moins chers que ceux en bois mais si vous décidez de les fabriquer vous-même, vous verrez que cela vous reviendra encore moins cher. Vous apporterez bien plus à votre enfant en matière de découvertes sensorielles.

Par exemple, le hochet à grelots métalliques permet à l’enfant d’enregistrer différentes informations enrichissantes pour son développement : les différents goûts, les différentes matières plus ou moins dures ou douces au toucher, les différentes températures, et le bruit du grelot qui augmente lorsqu’il est secoué fortement et qui diminue lorsqu’il est secoué légèrement ainsi que l’absence de son lorsqu’il est dans la bouche.

Dès la naissance, vous pouvez proposer à votre bébé un petit hochet à petits grelots qui stimulera sa motricité. Il va inciter bébé à se tourner pour l’attraper ainsi qu’à faire bouger sa main pour entendre le son produit. Son acuité auditive sera également stimulée. Placez le hochet dans sa main, votre bébé la fermera par réflexe dit « grasping ». Lorsque votre bébé aura déjà quelques mois, vous pourrez le placer près de lui sur le tapis d’éveil, dans son champ de vision pour lui permettre de diriger sa main et de l’attraper. Vous lui donnerez ainsi l’opportunité de découvrir les possibilités de sa main qui est l’outil le plus précieux de l’Homme.

Dès 3 mois, vous pourrez proposer à bébé le grelot sur ruban. Lorsque votre bébé est couché sur le dos au sol sur un tapis, de façon à ce qu’il puisse bouger ses bras et diriger ses mains comme il le souhaite, accrochez le grelot solidement au-dessus de votre enfant, soit grâce à une équerre fixée au mur, ou par un crochet fixé au plafond. Votre bébé doit pouvoir s’exercer à l’attraper. L’intérêt du grelot et que votre enfant, en essayant de l’attraper, va le faire tinter. Il travaillera sa concentration, sa coordination œil-main et son acuité auditive.

Dès 4 mois et plus. Vous pourrez le présenter à votre bébé lorsqu’il est dans un moment d’éveil, en position allongée sur le dos ou sur le ventre. Il participe au développement de la coordination œil-main. Placez-le près de votre bébé de telle manière qu’il puisse le voir et l’attraper en se tournant.

Vers 5 mois, on lui proposera d’autres objets afin de lui faire travailler la motricité fine, coordination oeil-main droite et gauche, tel que : les disques en bois enlacés, le hochet cylindre, le hochet perles de préhension en forme de bracelet, la balle de préhension…

Autour de 5 à 12 mois, lorsque bébé commence à ramper, puis lorsqu’il acquiert (pas pour tous 😉 le 4 pattes, et enfin la marche, il travaille toujours sa motricité fine. Proposez lui des objets tel que : des balles de différentes tailles et textures. Celles-ci doivent rouler mais pas trop vite. Elles vont susciter l’intérêt de votre bébé qui va se déplacer en faisant des efforts pour les attraper.

Vers 6 mois, proposez lui des objets tel que : des hochets sur tige, tel que des maracas, le hochet Dolio (tige en bois avec petits grelots), la balles protéiforme (balle en caoutchouc avec des protubérance agréable au touché et qui fait un léger bruit lorsque bébé appuis dessus).

Vers 8-10 mois et dès la position assise, proposez à votre bébé des objets tel que : les différents anneaux sur bases mobiles (par exemple, le modèle Fisher Price est bien adapté car sa tige et ses anneaux sont larges). Ensuite vous passerez aux anneaux sur tiges en bases stables (le travail sur les anneaux en bases stables est plus difficile que sur les anneaux en bases mobiles, cela demande à l’enfant un travail de raffinement de son geste). Proposez lui des objets tel que :  l’anneau sur base stable de différentes dimensions 3 max par ordre croissant. 

Vers 9- 12 mois. Votre enfant travaillera sa coordination oculo-motrice, sa collaboration des deux mains, son raffinement du geste moteur, le travail de la prise opposée (pouce opposé des autres doigts) puis la prise distale (c’est-à-dire du bout des doigts à l’opposé de la prise palmaire) ici votre enfant passe d’une prise à 4 doigts à une prise à 3 doigts. Proposez lui des objets tel que : les 4 éllipsoïdes sur tiges, les objets avec containers (coquetier, cylindre, cubiques), les différentes boîtes à encastrement, les anneaux sur tiges verticales, la boîte à cheville, les différents puzzles 3 formes géométriques (carré, cercle, triangle).  Ici votre enfant travaille le raffinement du mouvement.

 À 14-15 mois, votre enfant travaillera la collaboration des 2 mains, la coordination oculomotrice, la prise opposée (prise distale, prise du bout des doigts). Proposez lui des objets tel que : les disques sur tige horizontale (la tige droite en premier ensuite la tige ondulé car plus difficile) la boîte à bascule 3 tiroirs, la boîte à couvercle à bascule avec balle, la planche à encastrement avec balle, sont des objets parfait à cet âge.

 À 18 mois, proposez lui des objets tel que : la boîtes à jetons. Travail du raffinement du mouvement, développement du sens de l’observation et de la concentration.

À  24 mois,  votre enfant travaillera toujours la motricité fine mais aussi : le travail des 2 mains, le raffinement du mouvement, la précision du geste, la concentration, la construction de l’esprit mathématique, la construction de l’intelligence, le développement de la volonté, le développement du sens de l’observation, l’autonomie, et bien évidemment l’estime de soi, la confiance en soi et l’épanouissement. Proposez lui des objets tel que :  la boîte à jetons, couper du papier, coller du papier, enfiler des perles, trier, coudre, ouvrir et fermer différentes formes de boîtes avec différents fermetures, ouvrir et fermer différents loquets..

Ouf ! Cela fait vraiment beaucoup d’informations. Mais j’imagine que vous ne serez pas concerné.e.s par toutes ces informations en même temps 😉

On se retrouve prochainement pour la 3ème et dernière partie en images.

La motricité fine (partie 1)

Bonjour ! Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de la motricité fine aux différents stades de développement de votre enfant, et des objets à lui proposer. Je vous ai préparé 3 parties.

1er partie : la motricité fine en 4 points-clefs.

2ème partie : quels objets proposer aux différents stades de développement de votre enfant ?

3ème partie : les objets en images.

Dans cette première partie, nous allons examiner les 4 points-clefs de la motricité fine. Lorsque l’on parle de motricité fine, bien souvent on a l’image d’enfants installés autour d’une table découpant, collant du papier, enfilent des perles et autres activités graphiques ». Avant tout, qu’est-ce que motricité fine veut bien vouloir dire et comment évolue-t-elle ?

Qu’est ce que la motricité fine ?

La motricité c’est l’ensemble des fonctions qui permettent le contrôle de ses mouvements. Elle concerne les mouvements précis qui sollicitent les petits muscles et notamment ceux de la main et des doigts. Saisir un objet, le lancer, porter un objet à sa bouche mais aussi découper ou dessiner font partie de ces mouvements fins.

Comment évolue-t-elle ?

On parle ici d’évolution car comme pour la motricité globale, l’âge d’acquisition des différentes étapes varie d’un enfant à l’autre. Là encore chacun son rythme ! Ce qui ne varie pas c’est l’ordre dans lequel ces étapes se mettent en place. L’acquisition d’un geste, quel qu’il soit, dépend de deux grands facteurs :

A- L’équipement neurobiologique de l’enfant : maturation cérébrale et capacités perceptives et cognitives.

B- L’environnement et les stimulations que reçoit l’enfant. (C’est pourquoi il existe tant de différences entre deux enfants du même âge).

L’évolution se fera toujours dans le même sens car elle obéit à une loi neurologique : la loi proximo-distale. En clair, cela signifie que l’évolution du tonus et donc le contrôle du geste se fera toujours du centre du corps vers la périphérie. Ainsi l’épaule sera contrôlée avant la main et la hanche avant le pied. Le bébé contrôlera en premier ses bras, puis ses mains, puis ses doigts.

Parmi les capacités perceptives nécessaires à l’acquisition d’un geste, l’une des plus essentielles dans le développement de la motricité fine, c’est la vision. C’est parce que l’enfant perçoit l’objet dans son champ de vision qu’il cherche à diriger son geste vers lui.

Quelles sont les différentes étapes de la motricité fine ?

Avant de pouvoir saisir intentionnellement un objet, le nouveau-né est dans une motricité réflexe. Il n’a donc aucun contrôle sur celle-ci. Un nourrisson qui vous agrippe votre doigt ne signifie pas qu’il est content de vous avoir à ses côtés (même s’il l’est vraiment) c’est le reflexe de grasping qui s’exprime. Après 3 mois, ce réflexe va disparaitre au profit d’un réflexe de contact puis la préhension deviendra volontaire. Cette préhension va ensuite prendre différentes formes avant d’arriver à la fameuse « pince pouce-index ».

• Au départ, le bébé n’utilise qu’une seule main. Il parviendra ensuite (vers 5 mois à peu près) à faire passer un objet d’une main à l’autre pour enfin parvenir à utiliser ses deux mains. (à partir de 6 mois)

• Cette préhension sera d’abord cubito-palmaire (on dit que l’enfant ratisse) puis digito-palmaire (les doigts se replient en crochet vers la paume) et enfin radio-digitale (avec le pouce qui se détache des autres doigts). La pince pouce index terminera cette évolution aux environs de 9 mois.

• Le lâcher, quant à lui, deviendra intentionnel une fois cette préhension installée.

• Ensuite arrive ce qu’on appelle la latéralisation (entre 2 et 4 ans) c’est-à-dire l’utilisation préférentielle d’une main pour ses manipulations.

Quel rôle a l’adulte dans son évolution ?

L’environnement est essentiel dans la mise en place de ces différentes étapes. Le rôle de l’adulte est donc multiple.

• Il vous faudra mettre à disposition de l’enfant des objets adaptés à ses capacités. Inutile par exemple de proposer des « méga blocs » à un enfant qui ne maîtrise pas la coordination bi-manuelle.

Bon à savoir : Le bébé est un petit explorateur. Dans les premiers mois, le bébé explore le monde avec sa bouche ! À 3 mois, il commence à attraper et tenir bien fermement dans ses petites mains ce qui passe à sa portée. Proposez-lui de petits hochets. Il va faire des découvertes grâce à tous ses sens. Il jette un objet et écoute le bruit qu’il fait en tombant, il secoue et regarde l’effet produit, il laisse rouler et l’objet disparaît de son champ de vision, c’est comme cela qu’il comprend comment le monde fonctionne.

Voilà c’est la fin de la première partie. On se retrouve prochainement pour la 2ème partie. Je vous parlerai des différents objets à proposer à votre bébé aux différents stades de son développement.